Accouplons-nous.
Le choix de l'interface entre votre machine et vos outils est la décision la plus
structurante pour votre rentabilité.
C'est elle qui détermine ce que vous pourrez
monter demain, et en combien de temps.
Cinq technologies transforment une pelle en porte-outils.
Elles se distinguent par
une seule chose :
ce que le conducteur doit faire pour changer d'outil.
Aucun type d'attache n'est un obstacle.
C'est l'outil qui s'adapte à la vôtre.
Schéma.
Le conducteur ne descend plus pour changer d'outil.
Animation de synthèse.
Attache rapide mécanique
Le verrouillage est manuel :
le conducteur descend, met en place, verrouille.
C'est la solution la plus simple et la plus économique dès qu'il y a plus d'un
outil au parc.
- Ce qu'elle apporte Le passage d'un outil à l'autre en quelques minutes, au lieu d'une dépose d'axes.
-
Sa limite
Une descente de cabine à chaque changement.
Au-delà de deux ou trois changements par jour, le calcul penche pour l'hydraulique. - Ce qui se vérifie La taille d'attache, et l'état des axes de la machine.
Image de synthèse.
le vérin, la biellette, les flexibles, et l'attache avec ses deux sécurités.
Image de synthèse.
Coupleur hydraulique classique
Le verrouillage se commande depuis la cabine.
Le conducteur ne descend plus pour
changer un outil non hydraulique.
-
Ce qu'il apporte
Le changement d'outil devient un geste courant plutôt qu'une opération.
Sur un chantier qui alterne terrassement et curage, cela change la journée. - Sa contrainte Il demande une ligne de commande dédiée sur la machine, distincte de la ligne auxiliaire qui alimente les outils.
-
La sécurité
Les dispositifs à double sécurité empêchent un décrochage accidentel, avec le verrouillage et le circuit prévus par le constructeur, et un contrôle à chaque prise d'outil.
Ce point ne se négocie pas :
c'est l'outil qui tombe qui est en jeu.
Système à rattrapage de jeu
Avec l'usure, un jeu s'installe entre l'attache et l'outil.
Ce jeu se voit peu
et coûte cher :
il fatigue les axes, le balancier, et dégrade la précision.
- Le principe Un dispositif de compensation reprend le jeu en continu et maintient une liaison ferme dans le temps, sans réglage périodique.
- Où cela se ressent Sur les travaux de finition et sur les outils de précision, où quelques millimètres de jeu au niveau de l'attache deviennent plusieurs centimètres en bout d'outil.
- Ce que cela évite L'ovalisation des perçages et le remplacement d'axes, qui immobilisent la machine bien plus longtemps que la pose du système.
Tiltrotateur
Il s'intercale entre l'attache et l'outil, et lui donne deux libertés que la
machine n'a pas :
l'inclinaison latérale, et la rotation continue sur 360°.
Les systèmes les plus rencontrés en France sont ceux d'Engcon, Steelwrist,
Rototilt et SMP Parts.
Ces noms sont cités pour vous aider à identifier un
équipement existant :
aucun n'est imposé, et le choix se fait sur votre machine.
Le tiltrotateur ne remplace pas l'attache :
il s'ajoute entre elle et l'outil.
Ils varient selon les marques, les modèles et le type de chantier :
nous les donnons en fourchette, et jamais comme un engagement.
Ce qu'il change sur le chantier
-
Moins de repositionnement
L'outil se présente sous l'angle voulu sans déplacer les chenilles.
Sur un terrain fragile ou fini, chaque déplacement évité compte. -
Travail en espace contraint
Chantier urbain, tranchée le long d'un mur, abord de réseaux :
la machine atteint des positions autrement inaccessibles. - Finition Le réglage de pente se fait à l'outil, en continu, au lieu d'être approché par la position de la machine.
- Confort de conduite Moins de manœuvres pour un même résultat, donc moins de fatigue sur une journée complète.
Ce qu'il exige de la machine
-
Des lignes hydrauliques supplémentaires
Le tilt et la rotation se commandent séparément des outils.
C'est le premier point qui écarte une machine. -
Des commandes en cabine
Il faut de quoi les piloter, et un conducteur formé.
L'outil ne donne son rendement qu'entre des mains qui le connaissent. -
De la hauteur et du poids
Il s'intercale :
il éloigne l'outil du balancier et ajoute de la masse en bout de bras.
Sur une petite machine, cela se paie en portée. - Un investissement à justifier Il se raisonne sur le nombre d'heures où ses fonctions servent réellement, pas sur la fiche technique.
Attache entièrement automatique
Le raccordement hydraulique se fait avec le verrouillage.
Le conducteur change
un brise-roche pour un godet sans descendre ni brancher un flexible.
-
Où elle se justifie
Là où l'on change d'outil plusieurs fois par jour.
Le calcul se fait en temps de conducteur, pas en prix d'achat. - Un bénéfice de sécurité Moins d'interventions au sol autour de la machine, donc moins d'exposition.
-
Sa contrainte
Elle suppose que le parc d'outils soit équipé en conséquence.
C'est une décision de parc, pas d'outil.
Reconnaître son attache, et sa taille.
Les attaches rapides se répartissent en quelques familles, déclinées en tailles
suivant la classe de machine.
La désignation est en général gravée ou peinte sur
l'attache elle-même.
-
Type S
Standard symétrique d'origine suédoise, souvent appelé « type Volvo ».
Tailles S30 à S90.
Non breveté, donc produit par de nombreux fabricants. -
Type CW
Désignation Verachtert, très répandue en Europe.
Tailles CW05 à CW70. -
Klac
Système français, modules C à F et au-delà.
Très présent sur les mini-pelles.
-
Morin
Système français à rattrapage de jeu, modules M0 à M9.
Courant en location. -
Autres systèmes
Martin, Arden, Lehnhoff et d'autres se rencontrent régulièrement.
Ils se traitent de la même manière :
par la platine. -
Attelage direct
Pas de désignation :
ce sont les cotes d'axes de la machine qui font foi — diamètre, entraxe, largeur entre platines.
| Classe de porteur | Type S | Type CW | Klac | Morin |
|---|---|---|---|---|
| 0,8 à 2 t | S30 | CW05 | C | M0 |
| 2 à 3,5 t | S40 | CW05 | D | M1 |
| 3,5 à 5,5 t | S40 | CW10 | E | M2 |
| 5,5 à 8 t | S45 / S50 | CW10 | F | M3 |
| 8 à 12 t | S45 / S50 | — valeur non confirmée | — valeur non confirmée | M4 |
| 12 à 20 t | S60 | CW30 | — valeur non confirmée | — valeur non confirmée |
| 18 à 32 t | S70 | CW40 | — valeur non confirmée | — valeur non confirmée |
| 25 à 43 t | S80 | — valeur non confirmée | — valeur non confirmée | — valeur non confirmée |
| 40 à 70 t | S90 | CW55 | — valeur non confirmée | — valeur non confirmée |
Ce tableau se lit en colonne, jamais en ligne. Il indique
quelle taille correspond à votre machine dans votre standard.
Il ne dit pas
qu'un S60 et un CW30 sont équivalents :
ils couvrent la même classe de
porteur, mais ne se montent pas l'un sur l'autre.
Les tirets sont des valeurs que nous n'avons pas confirmées auprès des
fabricants.
Ce ne sont pas des incompatibilités, et nous préférons une case
vide à un chiffre approché.
Pourquoi aucun prix ne figure sur cette page.
Un même outil n'a pas le même prix selon ce qu'il faut faire pour qu'il
travaille sur votre machine.
Afficher un tarif reviendrait à en cacher la
moitié.
- La machine Marque, modèle, tonnage, âge, type d'attache et état de la ligne hydraulique.
- La configuration Platine soudée ou boulonnée, adaptations hydrauliques, temps d'atelier.
- La logistique Livraison, transport de l'outil, montage sur site.
- Le volume Un parc à convertir ne se chiffre pas comme un outil isolé.
L'objectif est un ensemble prêt à travailler, sans mauvaise surprise au montage.
Étude écrite sous 3 jours ouvrés, dossier complet.
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